jeudi 25 août 2011

EFT pour un patient handicapé par une maladie chronique

Nous savons que l'EFT ne traite pas les maladies physiques (consultez un médecin s'il vous plaît) mais, dans le cas où le patient est handicapé par une maladie chronique "inguérissable" selon la médecine, il y a nécessairement de nombreux aspects émotionnels reliés à son état qui peuvent être traités très efficacement grâce à l'EFT.

"Le Dr Tam Llewellyn-Edwards, EFT Master, du Royaume-Uni, nous emmène à travers l'utilisation réussie de l'EFT pour des questions émotionnelles et physiques liés à la dystrophie musculaire." Gary Craig

DOSSIER : TECHNIQUE DU FILM

Traduction de la page :
**http://www.emofree.com/Articles2/muscular-dystrophy-tam.htm**

Compte-rendu du Dr Tam Llewellyn-Edwards, EFT Master :

Dans le cas dont il est question, le diagnostic était clair - il ne faisait aucun doute que le patient souffrait de dystrophie musculaire (Dystrophie musculaire facioscalohumérale pour être exact), donc je savais ce à quoi j'avais affaire à - vraiment ? Ce n'est jamais une bonne idée d'accepter le diagnostic donné par le patient, car la difficulté peut souvent n'être pas la maladie, mais un problème soulevé par la maladie (par exemple : certains aspects de la vie quotidienne avec la maladie).

Le patient était un homme - nous l'appellerons Cecil (pas son vrai nom) - dans les 40 à 43 ans, et il avait été récemment diagnostiqué grâce à une série de tests, y compris un EMG (test de l'activité électrique dans les muscles). Cependant, il connaissait ce diagnostic depuis un certain temps car il avait vu son père et son frère aîné développer cette même maladie, et il s'était rendu compte de l'apparition des symptômes depuis un certain temps.

Lorsque Cecil est arrivé à mon bureau, il était visiblement contrarié et s'est excusé pour l'état où il était, mais n'a pas voulu en discuter la cause. J'aurais aimé juste pouvoir tapoter sur cette cause, quelle qu'elle soit, pour commencer, mais j'ai estimé qu'en faisant cela j'aurais perdu mon rapport d'empathie avec le patient, alors j'ai jugé qu'il était approprié de laisser cela pour plus tard.

Je m'attendais à travailler sur les symptômes physiques ou sur des sentiments de culpabilité ou d'auto-blâme pour le fait d'avoir développé cette maladie (qui est héritée génétiquement selon un mode autosomique dominant). Cependant, tout ce dont il voulait parler, c'était les mauvais services qu'il avait reçus à son hôpital local lorsqu'il y était allé pour le diagnostic. Alors nous en avons parlé. Il semble que le médecin spécialiste lui ait dit tout de go qu'il souffrait de dystrophie musculaire - ce qu'il savait déjà - et ait déclaré qu'il était incurable. Le docteur lui avait alors tendu un certain nombre de brochures et l'avait planté là.

Il était clair que c'était là un cas propice à l'EFT. Nous avons fait un certain nombre de séquences, parfois en utilisant la procédure des 9 actions du point-gamme, et nous avons couvert tous les aspects de colère, peur et sentiment général d'abandon qui découlaient de ce diagnostic et de la façon dont il avait été signifié.

Enfin, nous avons utilisé la Technique du Film sur l'ensemble de l'entretien de Cecil avec le médecin. À la fin de cette partie de la séance, nous avions complètement recadré la situation et nous pouvions rire de ce médecin qui n'en connaissait probablement pas plus sur cette maladie que son patient, et qui s'était senti gêné de ne pas être en mesure d'offrir la moindre aide ou solution.

Le patient était content et le travail avait été fait - vraiment ?

Je me suis souvenu de l'état dans lequel il était quand il est arrivé, de sorte que c'était le moment de ramener ce problème au grand jour. "Quel était le problème que vous aviez juste en arrivant, un peu plus tôt ?", Demandai-je. «Oh! C'est cet employé de la station d'essence qui pensait que j'étais un débile mental», m'a-t-il répondu en souriant.

Cette forme de dystrophie musculaire touche les muscles du visage et Cecil avait de la difficulté pour prononcer certains mots, surtout ceux contenant des sifflantes. Il avait utilisé la pompe à essence numéro 6, mais avait été incapable de dire le numéro de la pompe lorsqu'on le lui avait demandé et le préposé l'avait traité comme un arriéré mental. Cela lui avait rappelé son entrevue avec le médecin. Toute la peur, la colère et les sentiments d'abandon avaient jailli en lui. Notre séance avait nettoyé la racine à l'origine de ces sentiments et il pouvait désormais en parler ouvertement sans émotion. Ce fut un excellent test montrant que la séance avait vraiment effacé le problème complètement.

Cependant, Cecil ne pouvait toujours pas prononcer «Six». Nous avons donc travaillé sur ça. J'ai utilisé la phrase de départ suivante :

- «Même si je ne peux pas dire« Six »Je suis tout à fait normal et je peux m'accepter pleinement et complètement quand même».

J'ai ensuite continué à tapoter aléatoirement sur la série de points avec des rappels comme :

- «Je ne peux pas dire« six »
- « Je ne m'inquiète pas de pouvoir dire «six» ou non. Je vais juste faire du mieux que je peux et dire «six» »

Bien sûr, Cecil ne pouvait pas vraiment dire "six", mais il s'en est approché aussi près qu'il a pu et nous avons ri de ses tentatives. Cependant, au fur et à mesure où nous avons continué à tapoter, sa prononciation de «six» est devenue de plus en plus claire, et il s'était soudainement aperçu qu'il pouvait réellement le dire clairement. D'autres mots avec lesquels il avait de la difficulté étaient son nom - «Cecil» - et «Noël» ("christmas" en anglais). A la fin, je lui ai fait crier «Cecil aura 66 ans à Noël". Ce n'était pas vrai, mais il l'avait clairement annoncé !

Il était clair que la tension nerveuse due au fait de «savoir» qu'il allait trébucher sur les mots contenant des sifflantes rendait sa prononciation plus difficile et que l'EFT était l'outil idéal pour calmer cette tension. Je lui ai joyeusement dit au-revoir après lui avoir appris à utiliser le raccourci «point sous l'œil - point de la clavicule - point sous le bras» pour le cas où il sentirait cette tension se mettre en place de nouveau, mais il était tout heureux et composait des phrases idiotes avec des mots pleins de sifflantes juste pour montrer qu'il pouvait les prononcer maintenant.

Un cas très agréable et instructif à traiter.

Dr. Tam Llewellyn-Edwards

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