mardi 25 mai 2010

EFT pour une "rage de dos"

Ce n'est qu'en laissant sortir sa colère et sa rage qu'Alison a pu voir ses douleurs diminuer.

Gary présente ainsi ce cas :
"La cliente de Kaye Bewley du Royaume-Uni n'avait obtenu aucun soulagement pour sa douleur de dos très ancienne, ni par l'intervention du corps médical, ni par les thérapies alternatives. Toutefois, après que Kaye ait utilisé l'EFT pour gérer ses problèmes de colère, sa douleur a été soulagée. Notez comment Kaye traite quelque chose que la cliente ne voulait pas exprimer. S'il vous plaît, consultez un médecin pour tout problème médical."

Traduction de la page :
http://www.emofree.com/Pain-management/back-pain-anger-bewley.htm

Compte-rendu par Bewley Kaye, EFT-ADV :

Lorsque Alison est arrivée à ma porte, son visage était marqué de profonds sillons de froncement des sourcils - elle avait l'air de quelqu'un qui avait supporté la douleur pendant une longue période et venait juste de l'accepter comme un fardeau. Alison m'a dit qu'elle avait été aux prises avec une douleur située dans la partie supérieure du dos depuis environ 4 ans, ainsi que des douleurs au bas du dos depuis 25 ans.

Récemment, elle avait pris des médicaments pour cela et, malheureusement, y avait réagi très violemment. Elle avait même dû être admise à l'hôpital en cardiologie parce qu'on pensait qu'elle avait une crise cardiaque - cela faisait comme une bandeau serré comprimant sa poitrine. En outre, le week-end avant de venir me voir, elle avait fait quelques exercices et s'était fait une contraction de l'épaule, tellement qu'elle ne pouvait pas lever le bras très haut.

Elle se demandait si la méthode EFT pourrait faire quelque chose pour elle car elle disait qu'elle avait déjà dépensé plus de 2000 livres en thérapies alternatives qui n'avaient rien donné, donc pourquoi ne pas y rajouter 25 livres (une de mes offres spéciales à l'époque), car si ça ne marchait pas, ce n'était pas une grosse dépense. Je l'ai rassurée en lui disant que, si elle n'obtenait pas de soulagement, elle n'aurait même pas à payer ce prix !

Nous nous sommes assises et avons considéré cette douleur du dos qu'elle a estimée à une intensité de 8 sur une échelle de 0 à 10. Après une séquence de tapotage, la douleur avait légèrement diminué, à 7 sur 10, alors nous avons fait encore deux séquences, l'une avec des affirmations négatives (en disant: "Je ne veux pas me libérer de cette douleur dans mon dos", etc.) et l'autre avec des affirmations positives ("Je peux envisager de débloquer cette douleur dans mon dos" et "je peux choisir de vivre sans cette douleur dans mon dos", etc.) Après avoir terminé ces séquences, elle évalué l'intensité de la douleur à 5 sur 10, et pour la première fois depuis longtemps, elle a souri.

Nous avons fait deux autres séquences de tapotage sur la douleur dans le dos, après quoi nous avons commencé à explorer les problèmes émotionnels qui pourraient être sous-jacents.

Alison a indiqué que sa vie sociale était correcte, mais elle a admis avoir des problèmes dans son travail, du fait d'être obligée de travailler à la place de tous ceux qui étaient en congé de maladie et de se sentir comme obligée de ne pas laisser tomber la société pour laquelle elle travaillait. Elle avait aussi été récemment agressée verbalement par un client et son patron qui avait été témoin de la situation ne l'avait pas défendue. Elle avait aussi été obligée d'accepter certaines tâches supplémentaires à son poste - au-delà de ses capacités physiques. Nous avons fait une autre série de tapotage sur des problèmes spécifiques liés à ces instances et nous sommes alors entrées dans le vif de sa douleur : la colère.

Elle a commencé à explorer certains problèmes qu'elle avait eus avec son demi-frère manipulateur qui l'avait mise très en colère à cause de certaines actions inconsidérées. Il avait blessé son amie par ses tromperies et ses mensonges et elle se sentait très en colère à cause de cela.

Elle a dit qu'il y avait énormément de scènes qui provoquaient des sentiments de colère à l'intérieur d'elle-même, aussi quand je lui ai demandé de préciser un événement spécifique, elle s'est facilement souvenue d'une scène en particulier qui avait donné lieu à des émotions très passionnelles, mais elle a dit qu'elle ne voulait pas le raconter. Je l'ai accepté sans problème, puisque avec EFT le thérapeute n'a pas besoin de connaître tous les détails des expériences affectives du client, donc nous avons simplement choisi un mot qui avait trait à la scène et nous nous sommes concentrées sur cela.

Ainsi, après une évaluation de sa "rage" à 8 sur l'échelle de 0 à 10, nous avons tapoté sur les points EFT. Trois séquences de tapotages plus tard, le niveau d'intensité de sa colère était descendu de 7 à 5 puis à 2.
Alison a ensuite évoqué quelques problèmes de longue date concernant ce demi-frère. Elle a expliqué qu'elle avait ressenti de la colère car il n'avait pas beaucoup soutenu ses parents quand ils étaient tombés malades. Parmi les nombreux problèmes qui la blessaient, nous avons défini un problème particulier et nous nous sommes concentrées sur lui. La rage de ma cliente contre ce demi-frère dans cette situation particulière était d'une intensité supérieure à 10 sur 10, mais après avoir fait plusieurs séquences de tapotage, nous avons réussi à la ramener à un magnifique 3 sur 10.

À ce stade, nous avons fait une pause bien méritée et j'en ai profité pour expliquer à quel point nous écoutons les autres... et comment leurs mots conditionnent nos pensées. J'ai donné quelques exemples, mais aucun d'entre eux ne lui correspondait vraiment jusqu'à ce que je lui demande si, dans son enfance, ses parents lui imposaient de ne pas quitter la table avant d'avoir terminé son repas.

Bingo! Elle s'est souvenu que sa mère la faisait toujours s'asseoir à table et finir ses légumes d'abord, et la menaçait de la priver de dessert si elle ne mangeait pas la totalité du plat principal.

Elle a découvert un côté drôle à cela pendant que nous faisions le tapotage, en l'utilisant comme une métaphore de la façon dont les choses lui arrivaient dans sa vie régulièrement. Nous avons trouvé un schéma selon lequel elle devait toujours travailler dur avant de pouvoir obtenir le moindre plaisir dans la vie. Ainsi, elle finissait par ne pas avoir d'amusement du tout, car elle sentait qu'il y avait toujours quelque chose qu'elle devait faire avant de pouvoir se détendre.

Dans son emploi, elle se trouvait dans une situation où elle devait travailler dur, sous la direction d'un patron qui ne la défendait pas, sous la supervision d'un contremaître qui lui faisait faire un travail trop dur physiquement - il fallait aussi y ajouter le travail qu'elle avait fait pour ses parents quand ils étaient tombés malades - ainsi que le manque de soutien et le comportement manipulateur de son demi-frère.

Toutes ces situations semblaient entraver ses efforts et elle avait l'impression de n'avoir jamais été autorisée à ressentir la moindre joie de vivre. La métaphore de l'EFT pour Alison était la suivante :
- "Même si je m'occupe des gens et que je peux les aider à traverser des difficultés, je peux maintenant envisager d'avoir un peu de joie et de distraction pour moi-même aussi."
- "Même si je ne me sens pas soutenue ni aidée, et que cela se manifeste par une douleur dans mon dos, je peux m'accepter et m'aimer en totalité et je mérite d'avoir une certaine joie de vivre."
- "Même si je sens que je dois travailler tout le temps sans jamais me distraire, je sais ce n'est pas obligatoire que les choses soient comme ça, je peux qussi avoir le beurre et l'argent du beurre."

Nous avons très brièvement vérifié les progrès réalisés sur la douleur de l'épaule, et Alison a signalé que son épaule ne lui faisait pas autant mal - l'intensité avait baissé de 7 à 3 sur 10, mais elle se sentait toujours un peu limitée pour lever le bras. Quand j'ai posé des questions sur la douleur du dos, elle a dit qu'elle était tombée à 2.
Nous avons décidé de boucler la session à ce point. Après 60 minutes de tapotage, Alison disait que sa réaction à la rage avait beaucoup diminué - et que la douleur dans le dos et dans l'épaule avait diminué aussi. Elle a également dit que de tout l'argent qu'elle avait dépensé en thérapies alternatives au cours des deux dernières années ne lui avait pas apporté autant de soulagement que ce qu'elle venait de faire avec l'EFT - et dans un très court laps de temps!

Comme elle reprenait son manteau avant de me quitter, je pouvais voir que son épaule était encore un peu rigide et qu'elle éprouvait une certaine gêne. Toutefois, je lui ai demandé de continuer le tapotage d'une façon régulière.

Alison était une personne très calme et réservée qui, bien que doutant de l'expérience de l'EFT, a dit que cette technique l'avait beaucoup aidée. Je me suis réconfortée en voyant qu'elle souriait quand elle m'a quitté et que son froncement de sourcil s'était adouci.

Quelques semaines plus tard, Alison a indiqué qu'elle était très heureuse de la façon dont la séance s'était passée et que la douleur dans son dos était beaucoup moins forte. Elle a dit aussi qu'il y avait un bénéfice secondaire dans le fait qu'elle se sentait beaucoup plus calme qu'elle n'avait jamais été de toute sa vie.

Kaye Bewley

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