lundi 22 février 2010

EFT TUTORIEL : Lorsque le client se sent "plus mal" après une séance

Qu'est-ce que cela veut dire lorsque la personne "se sent plus mal" après une séance EFT ?
Un extrait du didacticiel du site EFT

Traduction de la page en anglais dans le site de Gary Craig :
**http://www.emofree.com/tutorial/tutorheight.htm**

Gary Craig écrit :
"En général, les clients éprouvent des effets positifs grâce à la méthode EFT. De temps en temps, cependant, un client affirme "se sentir plus mal." Étant donné que dans la majorité des cas EFT les gens se sentent mieux, peut-on vraiment dire que ces clients se "sentent plus mal" ou bien qu'il y a autre chose qui se passe ?
Ce tutoriel explore cette question en examinant un cas réel qui a été rapporté dans notre "newsletter". Le fait de se "sentir plus mal" met souvent en évidence une occasion d'atteindre une guérison plus profonde."

Extrait de la newsletter EFT :
"Glenn Turner décrit ici un cas où un client semble d'abord faire des progrès de qualité, mais, plus tard, affirme qu'il se "sent plus mal". Cela n'arrive pas très souvent mais, quand cela arrive, c'est souvent mal compris. Cela semble être un problème, alors qu'en réalité c'est une occasion merveilleuse de guérison, pour le client comme pour le praticien. Lire la suite.
"P.S. Bien que cette "impression d'aller plus mal" s'applique ici à des problèmes émotionnels, les mêmes concepts s'appliquent aux problèmes physiques."

Glenn Turner écrit :
Je viens d'avoir une expérience avec un vieil ami de la famille, sur laquelle je souhaiterais obtenir un feedback. Ce monsieur est venue me voir la semaine dernière, souffrant d'anxiété extrême concernant une quantité de choses, trop nombreuses pour qu'il puisse savoir par où commencer. A la fin, il a dit qu'il se "sentait plus mal".

REPONSE DE GARY CRAIG :
Voilà votre premier indice quant aux raisons pour lesquelles votre ami finalement "s'est senti plus mal". Il est venu à vous "souffrant d'anxiété extrême concernant une quantité de choses, trop nombreuses pour qu'il puisse savoir par où commencer" : Il arrive à votre porte avec toute une "forêt d'arbres négatifs". De façon typique, ces arbres ont des racines graves, nourries par beaucoup de peur sous-tendue par des traumatismes et de la culpabilité. Vous ne pourrez pas les résoudre en une seule séance. Il est fort probable, cependant, que vous pourrez résoudre certains problèmes de surface, permettant ainsi à des problèmes plus importants de se mettre à bouillonner pour émerger.

GLENN poursuit :
J'ai fait quelques séquences de tapotage d'une manière très générale, dont une en particulier pour "Ce poids si lourd", et il est ensuite parti en se sentant beaucoup mieux. Il a bien mangé ce soir-là pour la première fois depuis un bon moment. Il mangeait relativement peu en raison de son anxiété et des sensations profondes (au niveau des intestins) qui y étaient associées. Il a donc pensé que c'était un miracle et, franchement, j'étais d'accord.

REPONSE DE GARY CRAIG :
Cela arrive souvent avec l'anxiété généralisée. Après quelques séquences d'EFT, les problèmes immédiats disparaissent. Cela semble souvent miraculeux. Quelqu'un arrive, tout bouleversé, et, en très peu de temps, cette personne est calme et vaque à ses affaires.
Si le bouleversement réapparaît (ce qui est très probable dans un cas d'anxiété généralisée), ce n'est pas parce que EFT "ne fonctionne pas" ou est la cause du fait de se sentir plus mal. Au contraire, c'est parce que EFT a supprimé certains problèmes de surface, permettant ainsi à des questions plus fondamentales de sortir de leur cachette. Le véritable coupable (qui était déjà là depuis le début) est maintenant en tête de liste et au centre des préoccupations. Ce n'est pas un problème, c'est une occasion magnifique ! Enfin, le vrai problème se montre, réclamant sa solution avec EFT. À ce moment, il est facile (pour le client et pour le praticien inexpérimenté) de faire marche arrière et de mal interpréter ce qui se passe. Par contre, le praticien EFT chevronné jubile parce que le "plus gros problème" est maintenant à découvert.

GLENN poursuit :
Cependant, quelques jours plus tard, il m'appelle, très agité, disant qu'il a besoin de me revoir. Je le rencontre et il me semble aller beaucoup plus mal. Le tapotage semble faire empirer les choses. Je m'interroge, mais ce que je ressens, c'est le fait qu'il est en train de supprimer (probablement) un événement très réel, à cause duquel il risquerait de perdre, en termes financiers, tout ce pour quoi il a travaillé si dur. Et je ne pense pas qu'il ait remarqué cette réalité avant que certains de ses autres "arbres" émotionnels aient été abattus. Il était très bouleversé quand cette idée l'a frappé et j'ai fait le tapotage sur ce sujet pendant un temps assez long.

REPONSE DE GARY CRAIG :
Puisque vous vous interrogiez, nous ne savons pas vraiment où ses pensées l'emmenaient. Toutefois, votre idée selon laquelle il ne voyait pas le plus gros problème tant que d'autres arbres n'avaient pas été abattus est très cohérente dans ce genre de cas. La "vérité" reste cachée sous toutes sortes de problèmes "protecteurs" et de rationalisations diverses. C'est en appliquant EFT à ces problèmes-écrans que l'on peut finalement faire face à un problème fondamental qui a des répercussions négatives sur la vie du client. Votre exemple n'apporte pas une réponse à la question de savoir ce qu'est ce problème, mais avec un peu d'art et un travail de détective, on peut le découvrir en temps voulu.
Je me souviens d'un client qui est venu à moi il ya quelques années, bouleversé au sujet d'une dispute qu'il venait d'avoir avec sa petite amie. C'était une dispute simple, une colère qu'on peut généralement résoudre avec quelques séquences de tapotage EFT. Néanmoins, la colère n'a pas bougé et le client a indiqué qu'il "se sentait plus mal". Pourquoi? Nous avons finalement découvert qu'il était "branché" sur un événement dans lequel sa mère l'avait rabaissé en criant après lui. Le vrai problème était sa mère, pas sa petite amie. La dispute avec la petite amie avait tout simplement déclenché le vrai problème et il s'était "senti plus mal" jusqu'à ce que nous ayons résolu le problème avec la mère (un effort demandant plusieurs séances, d'ailleurs, parce qu'il y avait de nombreux aspects à traiter).

GLENN poursuit :
J'ai laissé les choses en l'état, tandis qu'il ne se sentait pas très bien mais qu'il souriait en disant que c'était peut-être pour le mieux.

REPONSE DE GARY CRAIG :
Peut-être avez-vous mis à jour un problème fondamental et que vous l'avez résolu. Vous ne le saurez pas, bien entendu, jusqu'à ce que vous revoyiez ce client pour évaluer son anxiété. S'il ne revient pas pour vous parler de son anxiété, il y a de grandes chances qu'il ne considère pas que les problèmes que vous avez déjà traités en sont la cause. Il apportera de nouveaux problèmes (aspects). C'est très typique des cas de ce genre et, bien sûr, c'est la preuve lumineuse du fait que la méthode EFT marche bien.
Souvent, cependant, le client ne reconnaîtra pas ses progrès, parce qu'il se sentira toujours anxieux. Pour ce type de client, le problème est l'anxiété généralisée et non pas les différentes parties qui la composent. Je suggère que les praticiens utilisent comme routine, pour ces types de problèmes, le fait de rappeler systématiquement au client la longue chaîne d'événements que vous avez déjà résolus avec lui grâce à EFT tout au long du travail sur l'anxiété en général. Cela aide énormément pour obtenir la coopération du client.

GLENN poursuit :
Il m'a fallu un certain temps pour arriver à ce point de mon récit, mais ma question est la suivante : en ce qui concerne l'anxiété pour des choses qui risquent de provoquer un grand changement dans le futur et qui menacent la vie même, et dont on est certain qu'elles vont arriver, est-il préférable de "maintenir le couvercle" sur ces problèmes plutôt que de les faire surgir en plein visage du client alors qu'il n'y est pas préparé ? (et franchement, je n'étais moi-même pas préparée pour cela). Une partie de moi sent qu'il vaut mieux savoir dans quel obstacle on est en train de foncer tête baissée, et de traiter les émotions et sentiments qui surgissent de cette certitude. Mais une autre partie de moi, après l'épisode ci-dessus, se demande si c'est vraiment bon. Je suis désolée de cette diversion, mais toute aide serait acceptée avec gratitude.

REPONSE DE GARY CRAIG :
Je suppose qu'il ya certaines situations dans lesquelles "le mieux est l'ennemi du bien", et que nous devrions permettre à notre client de faire l'autruche et de ne pas affronter la vérité. Je vais laisser ce jugement aux personnes impliquées. Toutefois, je me lance rarement dans des situations dans lesquelles je suis prêt à faire volte-face ou à regarder ailleurs.
Comme je l'ai dit plus haut, je considère le type de situation décrit ici comme une excellente occasion de progrès :
(1) pour que le client se débarrasse définitivement de ses plus grandes limitations et
(2) pour que le praticien développe ses compétences et s'aventure sur des terrains où il n'a pas encore été. La vérité est la vérité. Elle aura son effet, que nous le voulions ou non. La nuit vient à son heure même si nous n'en voulons pas. Il en va de même pour la pluie, le vent, la mort et les impôts. Ce sont là des formes de la réalité - de la vérité, si vous voulez. On peut essayer de les repousser à plus tard ou de les ignorer, mais on ne les changera pas.

GLENN : Portez-vous bien.

Glenn Turner

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