dimanche 24 août 2008

DOSSIER : LA MALTRAITANCE INFANTILE et la violence "éducative"

La violence éducative (châtiments corporels) est-elle nécessaire pour bien élever ses enfants, ou bien est-ce une habitude malsaine transmise de génération en génération dans certaines familles ?
Vous avez peut-être des enfants et vous vous êtes posé la question de ce qui vous pousse parfois à un accès de violence envers eux que (j'espère pour vous) vous parvenez néanmoins à retenir.
Ou bien vous n'avez pas d'enfants, mais vous vous demandez quelle est l'origine de certains traits de votre caractère, de votre manque d'estime de vous-même ou de votre tendance à la dépression. Vous savez que vous avez été élevé à la fessée ou au martinet mais avez longtemps pensé que c'était "normal", que "tous les enfants sont élevés comme ça", et que vous deviez être sûrement insupportable et désobéissant comme tous les enfants qui "ont besoin de coups pour obéir".

Alors allez d'urgence lire toutes les pages du site web d'Alice Miller :
http://www.alice-miller.com/index_fr.php
J'en reproduis ci-dessous quelques extraits (dont la longueur me sera, j'espère, pardonnée par leurs auteurs, vu la gravité et l'importance du sujet).

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Manifeste contre la violence "éducative"
par Olivier Maurel

EXTRAIT :
"La France a signé et ratifié le 7 août 1990 la Convention des droits de l'enfant. L'article 19 de cette Convention stipule que les États signataires "prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales".
"Or, en France, d'après un sondage SOFRES de janvier 1999, 80% des parents donnent à leurs enfants gifles et fessées quand ce ne sont pas des coups de martinet ou de ceinture. Presque tout le monde trouve cela normal, inoffensif et même nécessaire. Et les services sociaux et la Justice n'interviennent que dans les cas extrêmes.
Pourquoi est-il permis de frapper un enfant alors qu'il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée et, en prison, le pire des criminels? Nos lois ne permettraient-elles d'agresser que les plus faibles?
"Les enfants ont le droit d'être élevés sans violence, ce qui ne signifie pas sans fermeté.
"De multiples études récentes ont montré que difficultés scolaires, délinquance, violence, dépression, alcoolisme, abus de drogues, maladies diverses et même accidents ont très souvent pour origine des violences, même modérées, subies dans l'enfance. Maintenant que nous le savons, nous n'avons plus l'excuse de l'ignorance qu'avaient nos parents.
"Pourquoi s'étonner que certains jeunes recourent à la violence quand le premier exemple de violence leur a en général été donné par leurs propres parents les frappant sur les joues, le crâne, le dos ou les fesses? L'enfant frappé apprend à frapper les autres. L'enfant respecté apprend à respecter les autres. Le rôle des parents est-il d'enseigner la violence ou le respect?
"Les parents qui frappent leurs enfants pour les éduquer le font parce qu'ils ont été frappés eux-mêmes et ignorent les conséquences de leurs coups."
(Lire la suite dans la page : http://www.alice-miller.com/lettresouvertes_fr.php?page=7 )

Olivier Maurel, Auteur du livre :
"La Fessée, 100 questions-réponses sur les châtiments corporels",
préface d'Alice Miller, Éditions La Plage.
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Lettre ouverte aux Etudiants de toutes les Nations
Octobre 2000
par Alice Miller
(REPRODUCTION INTEGRALE)

"Cher amis,

"Je souhaite vous transmettre une information que certains ont peut-être déjà reçue mais que la plupart d'entre vous - plus de quatre-vingt dix pour cent je présume - ignorent probablement. Cette information est que tout type de châtiment corporel (fessée, gifles, coups) reçu par les enfants de leurs parents et professeurs est profondément immoral et dangereux. Les enfants ont le droit de protester contre cette humiliation puisque la plupart des Gouvernements (à l'exception des Etats-Unis et de la Somalie) ont signé la Convention des Nations Unies les obligeant à protéger les droits de l'enfant.

"Sur les quasi deux cents Etats qui ont signé cette Convention, onze seulement ont réellement fait ce à quoi ils s'étaient engagés en interdisant formellement via leur législation de battre les enfants (parmi eux, la Suède, la Norvège, le Danemark, la Finlande, la Lettonie et l'Allemagne).
En revanche, les autres pays n'ont rien changé à leurs vieilles habitudes et dans la plupart d'entre eux il est même autorisé de battre les enfants à l'école, pas seulement en Afrique ou en Asie, mais aussi dans vingt-deux Etats des Etats-Unis, parmi lesquels le Texas, dont Georges Bush, le candidat actuel à la présidence des Etats-Unis a été le Gouverneur pendant de nombreuses années.

"Je sais que les enfants dépendent de leurs parents et que beaucoup d'entre eux risquent de subir encore plus de brutalités s'ils osent prendre la parole pour essayer de se défendre. Cependant, je souhaite leur faire savoir, à chacun d'entre eux que le fait de corriger les enfants est absolument injuste et qu'ils ne sont plus désormais seuls s'ils osent protester. De façon aberrante, l'opinion que le fait d'infliger des souffrances à un être plus faible que soi peut avoir un effet bénéfique a été transmise, au cours des millénaires, aux générations suivantes en dépit de ses contradictions avec la réalité. Il est aujourd'hui scientifiquement prouvé que battre les enfants leur enseigne la violence et provoque la peur. C'est aussi fortement humiliant et résulte en opinions destructives dans le cerveau de futurs parents. Par-dessus tout, cela entraîne une cécité émotionnelle.

"De ce fait, la seule raison pour laquelle les parents continuent de croire en ce message trompeur et de battre leurs enfants vient du fait qu'ils ont eux aussi été battus et réduits au silence lorsqu'ils étaient enfants. Ils ont appris cette leçon mensongère très tôt et il leur est difficile de s'en libérer. Ils croient que les enfants ne souffrent pas parce que c'est ce qu'on leur a dit. Leur sensibilité envers la violence qu'ils infligent s'est émoussée.

"J'ai écrit cette lettre pour les Enfants et les Adolescents et l'ai montrée à un jeune ami qui m'a demandé de transmettre cette information avant tout aux étudiants qui ne sont plus eux-mêmes punis de cette façon mais dont la mémoire consciente de la punition corporelle peut encore être vive. Il a estimé que maintenant, en tant qu'adultes, ces étudiants pourraient vouloir se battre contre cette habitude éminemment destructive et aider la société à comprendre les conséquences désastreuses qu'elle provoque. J'ai tout d'abord accueilli à contrecœur sa suggestion. Je pensais en effet que des personnes de votre âge ne souhaitent pas se remémorer la souffrance et la solitude qu'elles ont dû endurer durant leur enfance. Elles préfèrent oublier ce temps. D'autant plus que la plupart d'entre elles ne savent pas que leur corps n'oubliera jamais l'histoire de leurs premières années et que, pour le bien de leur santé, il pourrait être très utile d'intégrer également cette histoire dans leur conscience active. Dans cet état d'esprit, j'ai alors pris la décision de vous écrire. Je suis certaine que, de toute façon, dans la décennie à venir, presque toutes les personnes ayant eu une formation universitaire seront confrontées à la question des châtiments corporels donnés aux enfants. Il ne semble pas possible d'échapper à cette connaissance mais il est bien sûr possible d'échapper à l'ignorance.

"J'ai consacré vingt ans de ma vie à aider des adultes à surmonter les principales conséquences des maltraitances sévères qu'ils avaient subies durant leur enfance : le refus, l'aveuglement et la tendance à maltraiter leurs propres enfants.

"Durant les vingt années suivantes, j'ai fait des recherches sur l'enfance et écrit dix livres pour faire prendre conscience aux gens que les enfants naissent innocents, et qu'ils ont besoin d'amour, de soins et de protection mais jamais de violence, pour devenir des adultes bienveillants. Lorsque les enfants manquent de ceci ou lorsqu'ils sont, au contraire, traités avec violence, ils valoriseront alors la cruauté et deviendront cruels envers les autres ou eux-mêmes ou les deux à la fois. Mes ouvrages ont été beaucoup lus mais leurs lecteurs appartiennent à une petite minorité de gens. La majorité doit recevoir cette information de façon urgente. Je souhaite que chacun ait à cœur de la propager en prenant conscience de son importance.

"J'ai longtemps été déconcertée par le fait que même des gens très instruits pouvaient dire que les enfants ont besoin d'être corrigés pour pouvoir apprendre mieux à l'école. Je me demandais pourquoi il n'était pas évident pour eux que l'on ne peut rien apprendre de valeur dans un état de peur. Les enfants qui ont peur n'apprennent qu'à annihiler leurs émotions fortes, comme la colère ou le chagrin, à composer avec leur peur, à mentir et à simuler. Par-dessus tout, ils aspirent fortement à la vengeance. La plupart d'entre eux se vengeront dès qu'ils auront un pouvoir. Les tyrans comme Staline, Hitler et Mao nous ont éclairés sur ce qui arrive alors. Ils ont été battus sans pitié étant enfants, ont nié leur souffrance et ont ensuite imposé cette souffrance refoulée à des nations entières. S'ils avaient consciemment maîtrisé l'histoire de leur enfance, des millions de personnes n'auraient pas eu à mourir.

"J'ai finalement compris que la mémoire que nous conservons de nos premières années de vie, dans notre corps, est plus forte que tout ce que nous pouvons apprendre par la suite à l'école ou à l'université. Cette mémoire des premières expériences, bien qu'inconsciente, peut rendre des parents fous et leur laisser croire qu'ils agissent dans l'intérêt de leur enfant. Grâce aux nouvelles recherches effectuées sur le cerveau de l'enfant, on peut se rendre compte que le cerveau d'un parent qui a été battu enfant est déjà programmé pour croire en l'efficacité des punitions et des fessées.

"Aujourd'hui, certains livres célèbres consacrés à l'éducation des enfants prétendent être à la pointe de ce nouveau savoir psychologique, mais leurs auteurs fournissent aux parents les mêmes méthodes qui ont contribué à leur propre éducation. Ils donnent des conseils sur la façon de contrôler, commander, manipuler et humilier les enfants de la façon la plus efficace et indétectable qui soit. Malheureusement, leurs lecteurs propagent le poison de cette pédagogie car lorsqu'ils étaient eux-mêmes enfants ils n'avaient la possibilité ni de le voir ni de le nommer.

"Si nous ne cherchons pas à prendre le pouvoir sur eux, nos enfants souhaitent vraiment coopérer avec nous, la coopération les intéresse comme voie de communication. Mais pour cela, ils ont besoin de nous faire confiance. Nous ne sommes en aucun cas dignes de confiance si nous voulons les gouverner justement pour échapper à notre sentiment d'impuissance.

"Aujourd'hui, il n'est plus permis de battre sa femme, d'avoir des esclaves ou de battre les personnes incarcérées. La seule chose toujours autorisée est de battre un enfant sans défense, même un bébé, et d'appeler cela la discipline. Il est grand temps d'arrêter cette pratique, de rejeter cette tradition cruelle, immorale, dangereuse et absurde et de faire connaître leurs droits aux enfants, de la façon la plus large possible. C'est précisément dans cette information que se situe leur pouvoir. Il revient à votre génération de remplacer la tradition de l'ignorance par la connaissance qui n'a pas encore de tradition."

Alice Miller

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LIVRES D'ALICE MILLER

Ta vie sauvée enfin
Flammarion (2008)
"Plutôt que de nous enfermer dans la dépression ou, plus fréquemment encore, dans l'automystification et le déni des souffrances qui nous ont été infligées durant notre enfance, il nous appartient de chercher à nous en sortir en comprenant quels sont nos vrais besoins."

Notre corps ne ment jamais Flammarion (2004)
"Quand nous tombons malades, quand nous faisons l'expérience de la dépression, de la toxicomanie, de l'anorexie …, c'est que nous sommes traversés par un conflit intérieur entre ce que nous ressentons et ce que nous voudrions ressentir. D'un côté, il y a notre corps, qui garde intacte la mémoire de notre histoire, et tout particulièrement des mauvais traitements que nos parents ont pu nous infliger ; de l'autre, il y a notre esprit et notre volonté conditionnés par la morale et l'éducation traditionnelles à aimer et honorer, quoi qu'il arrive, ces mêmes parents."
L'auteur analyse sous cet angle les vies d'écrivains célèbres, parmi lesquels Arthur Rimbaud (extrait à lire dans le site).

Libres de savoir - Ouvrir les yeux sur notre propre histoire
Flammarion (2001)
"Souvent négligée par les discours "officiels" (ceux de l'Eglise ou du corps médical, par exemple), la violence éducative est généralement "refoulée" surtout par ceux qui en sont les victimes. Comment l'enfant - ou l'adulte - pourra-t-il laisser libre cours à la parole curative lorsque, par amour pour les siens, il dissimule ou nie les violences, physiques mais aussi verbales, qui lui ont été faites ? "

Chemins de vie
(Flammarion 1998, nouvelle edition totalement révisée Aubier 2008)
"Comment nos premières expériences de souffrance et d'amour influent-elles sur notre vie ultérieure et nos relations avec les autres ? Dès notre plus jeune âge, constate Alice Miller, elles impriment en nous des modèles de comportement que, sans nous en rendre compte, nous reproduisons. Pour le meilleur comme pour le pire. Mais ce n'est pas une fatalité. Aussi profondément marqués que nous soyons par notre éducation, nous pouvons, parvenus à l'âge adulte, déceler ces empreintes et sortir de l'impasse."

L'avenir du drame de l'enfant doué
PUF (1996)
"Contrairement au petit enfant, l'adulte a des opinions. Il peut se fonder sur ses expériences, dispose de la faculté de raisonner ainsi que du libre accès aux informations. Tout cela, il peut l'utiliser, s'il n'est pas bloqué dans le schéma de son enfance qui n'était auparavant qu'une stratégie de survie. Mais en détectant ce schéma nous pouvons en sortir et profiter des options que nous offre la vie."

Abattre le mur du silence
Aubier (1991)
"Ouvrez les yeux sur ce que vous avez subi étant enfant. Nous bâtissons de hautes murailles pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance. Il nous faut abattre ce mur du silence, en nous-même et dans le monde qui nous entoure, retrouver l'enfant méprisé, abandonné, trahi que nous étions jadis. Nous devons apprendre d'où viennent nos souffrances, et que l'on peut en guérir."

La connaissance interdite
Aubier (1990)
"Lorsque sera levée l'ignorance résultant des refoulements de l'enfance, et que l'humanité sera réveillée, cette production du mal pourra prendre fin. Mais comment lever cette ignorance, comment accéder, chez l'adulte, à l'enfant blessé en lui, sans bloquer sa parole par les exigences morales ou les visées éducatrices dont la psychanalyse est restée prisonnière ?"

La souffrance muette de l'enfant
Aubier (1990)
"Non, tous les enfants humiliés et maltraités ne deviennent pas des monstres; mais tous les monstres, tous, ont d'abord été des enfants humiliés et maltraités (les pages sur l'enfance de Staline, qui font écho à celles de C'est pour ton bien sur l'enfance de Hitler, sont à ce titre exemplaires). Seule la confrontation avec cette vérité, jusqu'à présent ignorée dans l'ensemble des civilisations, peut sauver l'humanité de l'autodestruction la plus aveugle."

Images d'une enfance
Aubier (1987)
"A travers les aquarelles que l'on découvrira dans ces Images d'une enfance, Alice Miller a laissé s'exprimer en toute liberté la petite fille meurtrie qu'elle avait été et qu'elle portait encore en elle - cette petite fille sage, trop sage, sur laquelle une mère apparemment exemplaire se vengeait inconsciemment des humiliations subies dans sa propre enfance."

L'enfant sous terreur
Aubier (1986)
"Enfants humiliés, enfants maltraités, enfants ignorés, dans la vérité de leurs sentiments et de leurs besoins, par des adultes qui trop souvent, ne s'en rendent même pas compte: notre société, en dépit des apparences, ne respecte pas les enfants. Depuis l'aube des temps, l'enfant, bouc émissaire, a toujours été utilisé par l'adulte pour se décharger de ses propres tensions, ou pour satisfaire ses propres désirs - sexuels, entre autres; et il sera beaucoup question, ici, des abus les mieux cachés dont les enfants sont victimes bien plus fréquemment qu'on ne le croit."

C'est pour ton bien
Aubier (1985)
"L'opinion publique est loin d'avoir pris conscience que ce qui arrivait à l'enfant dans les premières années de sa vie se répercutait inévitablement sur l'ensemble de la société, et que la psychose, la drogue et la criminalité étaient des expressions codées des expériences de la petite enfance. (...) Je considère que ma tache est de sensibiliser l'opinion publique aux souffrances de la petite enfance, et c'est ce que je tente de faire à deux niveaux différents, m'efforçant à ces deux niveaux d'atteindre, chez le lecteur adulte, l'enfant qu'il a été." — Alice Miller

Le drame de l'enfant doué
PUF (1983)
"Le drame de l'enfant doué, de l'enfant sensible et éveillé, mais pas forcément surdoué, consiste dans le fait qu'il ressent très tôt le besoin et les troubles de ses parents et s'y adapte. Il apprend alors à dissimuler ses sentiments les plus intenses, que ses parents supportent mal. Quoique ces sentiments, comme par exemple la colère, l'indignation, le désespoir, la jalousie ou la peur, puissent resurgir au cours de la vie future, ils ne seront pas intégrés à la personnalité. "

Extraits du site d'Alice Miller en Français, Anglais et Allemand :
http://www.alice-miller.com/index_fr.php

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3 commentaires:

  1. mon gendre, médecin autoritaire, et oncle de mon petit-fils de 7ans, maltraite verbalement et parfois physiquement cet enfant, souvent devant notre famille. J'en souffre car l'enfant s'aigrit et devient brutal avec les autres. Je pense que mon gendre a lui-même été éduqué trop sévèrement par sa propre mère.
    Mon mail : mattimo@orange.fr

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  2. maltraitée par mes parents et mes soeurs depuis ma toute petite enfance,malgré la comprehension qui m a permis d' identitifier cette maltraitancej' ai toujours de l'amour pour les miens.devrait il en etre le contraire
    Mail: aude.cesareo@yahoo.fr

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  3. Nee d une mere qui neme voulait pas dans les annees 70. Mon pere revient et me jonche de violence verbale, morale quotidienne et malheureusement physique. J avais la peur au ventre. J en veux a ma mere de ne pas m avoir defendue, ou de ne pas etre repartie dans son pays avec moi. Une fois que j ai enfin reussi a sortir de cet enfer, il a mis toute sa violence sur elle...et voudrait que je la plaigne, moi qui l ai suppliee de partir tant et tant de fois. POur ma soeur non. Tout etait voulu parfait, pour moi, je coutais cher j etais moche, j etais la honte, alors il valait mieux prouver que je meritait en ayant de bonne notes, ce qu ils me mettaient dans l assiette. Je suis amere, degoutee, la famille...a quoi bon? Pourquoi tant de destruction et d injustice. J ai la nausee. Mon mari a ete tue dans un accident de voiture, meme pas venus aux funerailles. Je demande 1 an plus tard a ma mere si elle a bien des photos d Eric, elle refuse de me les envoyer. pour qui est ce que je me prends? A vouloir qu on fasse mes 4 volontes? Ca coute au moins 12 euros! Bref, famille = envie de vomir fraskb@yahoo.com

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