dimanche 17 juillet 2011

EFT et le plus gros problème qu'on puisse avoir

Comment utiliser l'EFT pour le plus gros problème qu'on puisse avoir, c'est-à-dire pour traiter la façon dont on se sent du fait qu'on ait tel ou tel problème.


Le PROGRAMME DE 30 JOURS pour s'accepter soi-même


Traduction de la page :
**http://www.emofree.com/Articles/biggest-problem.htm?WT.mc_id=N_Dec22_Tip4**

"Steve Wells d'Australie nous fait partager un de ses concepts permettant d'atteindre le centre de nos problèmes. Il appelle cela notre "Plus Gros Problème" et il développe l'idée en détails. La compréhension de cet article devrait permettre d'obtenir des résultats dans des cas difficiles et résistants." Gary Craig

Steve Wells écrit :

Quel est votre plus gros problème ? Et pour chacun des problèmes que vous avez (nous en avons tous un certain nombre), quel est le plus gros problème que le fait d'avoir ce problème vous cause ?
J'affirme que le plus gros problème causé par chacun de nos problèmes est la manière dont on se sent du fait d'avoir ce problème.
Réfléchissez-y. Par exemple, nous n'aimons pas faire un discours en public parce que ça "nous fait" nous sentir inquiets. Ou alors, quelqu'un n'aime pas les voyages en bateaux parce que ça "lui fait" se sentir nauséeux. On n'aime pas certaines gens au travail parce qu'ils "nous font" nous sentir irrités et gênés.
(Bien sûr, rien ne "nous fait" nous sentir d'une certaine manière, c'est juste qu'il semble que ce soit le cas. Mais c'est aussi bien pour le but de cette discussion).

Et parce que nous avons tendance à nous sentir comme ça, nous nous comportons d'une certaine manière - qui le plus communément est une réaction d'évitement. Donc, la façon dont nos problèmes nous font nous sentir influence énormément (et même contrôle) nos comportements et par conséquent, nos résultats dans la vie.
Si le fait de devoir parler en public nous faisait nous sentir impatients et excités, si le voyage en bateau nous faisait nous sentir super à l'aise, si les interactions avec telle ou telle personne au bureau nous faisaient nous sentir en parfaite possession de nos moyens, alors tout serait différent, non ? Le problème ne serait même plus un problème.

Si nous nous SENTIONS différents, nous AGIRIONS différemment et tout SERAIT différent.

Alors, vous avez votre problème. Puis, vous avez la manière dont votre problème vous fait vous sentir. Et c'est là, dans le traitement de ces MANIERES DE VOUS SENTIR, que l'EFT peut intervenir.
Quand vous voulez traiter un problème avec l'EFT, commencez par vous demander :
- "Comment est-ce que je me sens par rapport à ce problème ?"
ou :
- "Comment est-ce que le fait d'avoir ce problème me fait me sentir?"
Puis, pour chaque réponse que vous obtenez, demandez-vous :
- "Et comment est-ce que ça me fait me sentir ?"
- "Et comment est-ce que ça me fait me sentir ?" etc.
Et faites l'EFT sur les réponses.

(Phrases de départ :)
- "Même si (ce problème) me fait ME SENTIR xxx..." etc.
ou
- "Même si je ME SENS xxx... à cause de ce problème que j'ai..." etc.
C'est en s'adressant à la sensation/émotion liée au problème qu'on atteint le noeud le plus important du problème.

Pour aller plus loin, utilisez les questions suivantes que Gary nous a enseignées dans ses séminaires avancés pour identifier les événements-noeuds au cours desquels nous avons "appris" ces associations :
- "Qu'est-ce que ce xxx... (sensation, sentiment, émotion) me rappelle ?"
Ou :
- "Quand est-ce que j'ai ressenti cela auparavant ?"
Recherchez vos souvenirs passés dans lesquels vous aviez ressenti cela, et appliquez-y l'EFT en utilisant les techniques "Raconter l'histoire" ou "Faire dérouler le film" que Gary a décrites dans son site.

Non-acceptation de soi-même

Maintenant, allons encore plus loin sur cette lancée.
J'en suis venu à penser qu'au bout du compte, le plus gros problème que nos problèmes nous causent est la manière dont ils nous font nous sentir par rapport à nous-mêmes. Chaque jour, des gens prennent des drogues, se bourrent de nourriture ou évitent de faire un travail productif en regardant des heures de programmes débiles à la télé ou en surfant sur internet, ou bien font une myriade de choses dérivatives idiotes, simplement parce qu'ils n'aiment pas la manière dont ils se sentent à propos d'eux-mêmes. Les problèmes de leur vie deviennent LA RAISON pour laquelle ils n'arrivent pas à s'accepter. La non-acceptation de soi-même peut également être une partie-clé de la cause.

Récemment, le Dr David Lake et moi-même avons obtenu d'excellents résultats en nous focalisant sur cet aspect de la non-acceptation, cette non-acceptation de soi-même qui survient comme une conséquence ou comme une cause de chaque problème. Quand nous résolvons ce problème (de non-acceptation), alors tous nos autres problèmes n'ont pas forcément disparu, mais NOUS nous sentons différents. Et quand NOUS sommes différents, TOUT est différent.

C'est cela qui a été mon expérience lorsque j'ai mené mon expérience des 30-JOURS-POUR-M'ACCEPTER-MOI-MEME en utilisant l'EFT, il y a trois ans. Mes problèmes étaient toujours là, mais MOI, je n'étais plus le problème. Cette expérience a été extrêmement puissante et m'a fait voir les choses sous un nouvel angle, ce qui veut dire que j'étais mieux capable de traiter mes problèmes parce que je pouvais les voir de l'extérieur, plutôt que de toujours les vivre de l'intérieur. Non seulement cela, mais mes émotions/sensations avaient changé spontanément en ce qui concernait un certain nombre de choses, j'étais plus facilement capable de faire des choses que j'évitais précédemment, et je commençais à me sentir plus léger dans la vie en général.

Programme de 30 jours pour s'accepter soi-même

A l'époque, j'avais décidé que pendant 30 jours, à chaque fois que je me trouverais en train de ressentir que je ne m'acceptais pas moi-même (ce qui veut dire en fait, à chaque fois que je rencontrais un problème et à chaque fois que je me sentais mal par rapport à quoi que ce soit), je ferais plusieurs séquences d'EFT sur le fait de m'accepter moi-même malgré le fait que j'avais ces problèmes et que je ressentais ces sensations-émotions. Les résultats ont été énormes pour moi, de même que pour toutes les personnes qui l'ont fait aussi et qui m'ont écrit pour me raconter leurs transformations personnelles après avoir suivi ce programme.

Pour continuer dans la ligne de nos progrès actuels, retournons donc au problème que vous aviez identifié au début de cet article (votre "Plus Gros Problème").
Maintenant, posez-vous les questions suivantes :
- "Comment est-ce que je me sens par rapport à moi-même à cause du fait que j'ai ce problème ?"
- "Comment est-ce que le fait d'avoir ce problème me fait me sentir par rapport à moi-même ?"
- "Qu'est-ce que le fait d'avoir ce problème signifie en ce qui me concerne ?"
Puis faites le tapotage sur tous ces sentiments, sensations et associations d'idées.

Pour vous aider, voici quelques connexions typiques que font les gens sur ce point. Si vous respirez encore, il est certain que vous allez avoir certaines d'entre elles :
- "Je me sens en colère contre moi-même pour le fait d'avoir ce problème - et pour tout ce que j'ai fait qui a contribué à ce problème."
- "Je me juge moi-même, parce que j'ai ce problème..."
- "Je suis gêné vis-à-vis de moi-même parce que j'ai ce problème..."
- "Cela me dérange d'avoir ce problème... Je me sens vexé parce que j'ai ce problème..."

Le fait d'avoir ce problème veut dire en général (selon notre système de jugement interne) que nous sommes "mauvais" d'une certaine manière, et la façon générale de décrire ces associations est du genre :
- "Parce que j'ai (ce problème), ça veut dire que je suis un(e) mauvais(e) X... (père, mère, soeur, frère, associé, employé, patron, gestionnaire... un mauvais, quoi !)

Insérez l'étiquette appropriée et travaillez sur le fait d'être un(e) mauvais(e) X... (quoi que ce soit) :
- "Même si le fait de... (avoir ce problème) signifie que je suis un mauvais X..., je m'aime et je m'accepte parfaitement et en totalité".


Malgré la nature paradoxale de cette phrase, c'est l'affirmation la plus exacte que vous puissiez dire.
Quand vous ferez ce tapotage sur votre NON-acceptation, vous trouverez souvent que c'est comme de défaire des couches et des couches qui ont été mises par-dessus vos problèmes, et qu'ensuite, le tapotage que vous pouvez faire sur les problèmes eux-mêmes porte plus facilement des fruits, même si ce sont des problèmes qui jusque là ont résisté au traitement.

Je dis à mes clients que la colère contre soi-même pour le fait d'avoir tel problème (que tout le monde a, à un degré ou un autre) consiste à mettre un couvercle sur le problème, ce qui fait qu'il nous colle encore plus. Une fois que nous avons traité la colère contre nous-mêmes, nous pouvons accéder au problème sous-jacent et le traiter plus directement.

Les parties de soi qui ont besoin du problème : notre côté sombre

Bien sûr, il y a un niveau encore plus dérangeant dans notre NON-acceptation de nous-mêmes, et c'est le fait qu'il y a des parties de nous qui semblent vouloir que ce problème existe !
C'est cela, notre côté sombre. C'est la partie de nous que nous préférerions ne pas avoir, celle qu'on voudrait qu'elle n'existe pas, celle dont on voudrait éviter de se rendre compte qu'elle existe, qu'on voudrait éviter de rencontrer ou de sentir, avec laquelle on ne veut pas se connecter.
C'est parce que nous sentons qu'en fait cette partie-là de nous-mêmes nous maîtrise, que si jamais on en est conscient, si jamais on y pense seulement, elle va prendre le pas sur nous et nous avoir et notre vie va devenir un enfer.

En fait, pour le Dr David Lake et moi-même, c'est devenu un plaisir que de travailler avec cette partie là d'une personne, et c'est ce qui nous a permis d'obtenir les meilleurs résultats dans notre travail avec nos clients dans nos ateliers d'acceptation de soi-même.

Aussi illogique que cela puisse paraître, le fait d'accepter nos parties sombres ne leur donne pas plus de pouvoir - c'est le fait de ne pas les accepter qui leur en donne ! Le fait d'essayer de s'en tenir à l'écart, ou bien de les ignorer, souvent les fait surgir encore plus fort et nous attaquer. (Nos peurs tendent à revenir vers nous. Ce à quoi on résiste persiste !).
C'est parce que le fait de les éviter au mieux laisse intacte la connexion émotionnelle, et au pire les renforce ou même les augmente. La solution ultime n'est pas de "se concentrer sur le positif" comme certains gourous populaires pourraient suggérer, mais de devenir capable d'avoir cette "pensée sombre" à nouveau et de réaliser qu'en fait elle n'a plus aucun pouvoir sur nous.

Si nous envoyons vers nos "parties sombres" la lumière de notre prise de conscience combinée au tapotage EFT, elles commencent à s'amenuiser, on réalise qu'elles sont le fruit de notre imagination et qu'elle n'ont absolument aucun pouvoir sur nous par elles-mêmes, que leur pouvoir sur nous n'existait que par la construction émotionnelle et mentale que nous en avions faite à un certain moment de notre vie. En fait, leur réalité est une non-réalité, leur vérité est un mensonge, leur impact n'est porté que par la force de l'émotion que nous y avons associée - et c'est quelque chose que l'EFT ou toute bonne psychothérapie peuvent transformer.

J'aurais beaucoup plus à dire sur le traitement de ces parties sombres et conflictuelles de nous-mêmes, mais ce sera pour un autre article.

Steve Wells (Australie)
Contributeur du site emofree.com

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