vendredi 23 juillet 2010

EFT: Dépression, faible estime de soi et traumatismes d'enfance

Dépression, faible estime de soi et traumatismes d'enfance sont des choses qui vont très bien ensemble. Heureusement, on peut tapoter pour s'en défaire.
C'est ce que démontre Mair Llewellyn, EFT Master au Pays de Galles.

Gary Craig nous la présente:
"Mair Llewellyn, du Royaume-Uni, nous donne des détails substantiels sur un cas impliquant de nombreux problèmes sous-jacents. La dépression, dans ce cas, a probablement été le résultat de l'influence de tous les autres facteurs. Du moins, c'est ainsi qu'elle apparaît. Fait intéressant, les divers problèmes bouillonnaient sous la surface même si, pour un observateur extérieur, la personne paraîssait tout à fait maîtresse d'elle-même dans une carrière réussie. Comme d'autres praticiens, Mair combine l'EFT avec d'autres techniques et elle a pensé à nous donner son point de vue de professionnelle dans cette histoire."

Traduction de la page du site emofree.com de Gary Craig:
**http://www.emofree.com/depression/esteem.htm**

Note: Cet article suppose que vous ayez une connaissance pratique de EFT. Les nouveaux arrivants dans ce blog peuvent quand même en tirer les enseignements, mais il est conseillé néanmoins de lire mes posts "EFT c'est quoi?" et "EFT comment" ainsi que la page "Apprendre EFT" pour une compréhension plus complète. En cas de problème médical, veuillez consulter un médecin préalablement.

Récit de Mair Llewellyn :

(Dans l'histoire de cas ci-dessous les noms et détails personnels ont été changés pour préserver la confidentialité.)
Marie est venue à moi en janvier car elle voulait arrêter de se ronger les ongles. Bien qu'en surface cela puisse sembler une simple habitude, dès le début de notre première session nous avons découvert que pour elle, le fait de se ronger les ongles n'était qu'un symptôme de ses nombreux traumatismes d'enfance.
La première session avec un client implique généralement le fait d'utiliser des stratégies de pensée cognitive. Je pratique la psychothérapie depuis plus de 20 ans et j'ai découvert que pour qu'un changement durable se produise, quelle que soit la méthodologie utilisée, un véritable rééquilibrage cognitif des besoins réels de la personne est nécessaire. Cela semble également renforcer les effets de la guérison totale lors de l'utilisation de l'EFT.

COMMENTAIRE DE GARY CRAIG: "Je trouve également que cette restructuration cognitive se produit dans le processus de l'EFT. C'est comme si la libération des émotions négatives lourdes permettait à des attitudes saines de remonter à la surface."

MAIR CONTINUE : Gary emploie l'idée des "croyances écrites sur nos murs" dans ses vidéos du "Palais des Possibilités". Les murs de Marie étaient couverts d'écrits mentionnant ses insuffisances en tant que personne, y compris ce qu'elle n'était pas et tout ce qu'elle ne pouvait pas faire. Pourtant, il était clair pour moi que c'était une personne très accomplie. Professionnellement, elle gérait des employés et d'importants contrats. Ses patrons et l'organisation pour laquelle elle travaillait avaient un profond respect pour elle. Il m'est apparu que toute son énergie positive était dirigée vers ses compétences professionnelles et son désir de se réaliser en tant que mère aimante. Mais elle n'accordait que peu de considération à sa propre personne.
Pourtant, malgré tous ses succès évidents, elle avait profondément souffert de dépression et de faible estime d'elle-même dès l'âge de 10 ou 11 ans. Enfant, elle s'était toujours sentie inférieure parce qu'elle était une fille, car dès son plus jeune âge son père lui avait dit qu'il voulait un garçon. Elle avait trois ans quand son frère cadet était arrivé et elle avait senti que son petit frère semblait commander toute l'attention de son père, dont elle avait tellement besoin. A partir d'un âge très précoce, elle avait souffert d'embonpoint et les autres enfants s'était moqués d'elle. Aussi longtemps qu'elle pouvait se souvenir, elle s'était rongé les ongles, comme son père. Son père était un gros mangeur aussi, ce qui la dégoûtait parce qu'il lui semblait tellement glouton et avide. Dans son esprit, elle conservait la mémoire d'un grand nombre d'incidents très significatifs qui la rendaient triste et qui la laissaient avec un sentiment de manque.

COMMENTAIRE DE GARY CRAIG: Je suggère ici quelques phrases qui pourraient s'avérer utiles dans un tel cas :
- "Même si mon père, apparemment gourmand et avide, voulait un garçon...."
- "Même si je suis encore l'esclave des préférences de mon père...."
- "Même si j'ai lié mon estime de moi-même aux choix gloutons et imparfaits d'un homme en apparence avide, satisfait de lui-même et dégoûtant...."
- "Même si en respectant mes propres besoins je pense que d'une certaine manière je deviendrais un être avide et glouton comme mon père...."
- "Même si mon père était incapable de voir ma beauté, je me pardonne d'avoir porté ce poids très lourd et je pardonne à mon père ses carences...."
- "Même si je crois que je ressens un manque mais que je ne ne sais pas vraiment de quoi j'ai besoin...."
- "Même si je crois que ce que je désire, c'est l'amour de mon père, je m'accepte avec mon désir de quelque chose que mon père ne savait pas me donner...."

MAIR CONTINUE : Pour la deuxième séance, après avoir utilisé son journal personnel (une technique de thérapie cognitive), nous avons découvert de nombreux problèmes sur lesquels faire le tapotage EFT. Ce qu'elle ressentait le plus fortement était son sentiment d'être la seconde et de passer après son frère. Nous avons commencé à tapoter sur ce sujet mais elle s'est arrêtée soudain, disant qu'elle se souvenait d'un incident à l'école où elle avait été pesée et mesurée, et avait fait la queue avec les autres enfants tandis que tout le monde se moquait d'elle. Jusqu'à ce moment précis, elle n'avait pas parlé de son problème de poids dans les détails, mais ce problème avait pris une importance capitale dans ce qu'elle avait écrit dans son journal (entre la première séance et la deuxième). Ces moqueries de ses camarades de classe étaient de toute évidence un problème très pénible qui aggravait encore sa faible estime d'elle-même. Tous les régimes qu'elle avait essayés jusqu'à maintenant avaient échoué. Est-ce que ses "écrits sur ses murs" maintenaient la continuité de ce programme ?
Pendant de très nombreuses années, elle avait tenté de perdre du poids mais avait trouvé ce processus tellement avilissant que c'était presque comme si elle elle rejoignait encore cette file d'attente à l'école. Au lieu d'augmenter sa confiance en elle, c'était un processus très destructeur. Il était évident pour moi qu'il s'agissait là d'un problème fondamental pour elle et nous avons passé un certain temps à frotter son "point douloureux" et à faire du tapotage sans même discuter d'une "phrase de départ" particulière. Pendant tout ce temps de tapotage, je parlais en lui reflétant les sentiments qu'elle m'avait décrit à propos de son père, à propos du fait qu'elle n'était pas un garçon, à propos de son frère, ainsi que l'image dérangeante de cette file d'attente pour la pesée à l'école. Tandis que nous frottions le point douloureux et tapotions quelques points du visage, elle est devenue plus paisible.

COMMENTAIRE DE GARY CRAIG: "Il s'agit d'une technique que j'ai trouvée très utile. Quand un client parle d'un problème qui le dérange, il est clairement "branché" sur son émotion. Il suffit de commencer à tapoter sur les méridiens tandis qu'il raconte son histoire."

MAIR CONTINUE : Arrivée au point de la clavicule, je lui ai demandé d'attendre un peu pour prendre le temps de se réorienter elle-même. Elle a commencé à rire et elle a dit combien c'était stupide pour elle d'avoir eu peur jusqu'à ce jour d'aller voir l'infirmière qui lui dispensait des pilules pour maigrir.
Depuis quelques mois, l'hôpital de chirurgie local travaillait avec elle, lui prescrivant ces pilules qui coûtaient très cher. Elles étaient censées l'aider à se débarrasser de la graisse de son corps tout en continuant à manger, et de l'aider dans son programme de perte de poids. En dépit de ce bénéfice supposé, elle n'avait perdu qu'une livre au cours des 9 mois de leur utilisation. Tout ce qu'elle avait obtenu grâce à cette pilule avait été de sévères maux d'estomac et la diarrhée. L'attitude des infirmières envers elle était très dure et insensible. Deux semaines auparavant, une personne lui avait parlé franchement en lui disant qu'elle ne faisait pas d'efforts et que tout cela coûtait très cher au Service de Santé britannique. Cette expérience terrible n'avait fait qu'aggraver son manque d'estime d'elle-même et son besoin d'être protégée d'une manière ou d'une autre.
Après ce travail de tapotage, elle a décidé qu'elle ne voulait pas continuer à être humiliée dans ce processus, que cela ne lui faisait rien de toute façon et qu'elle savait qu'elle avait besoin d'aborder ses problèmes sous-jacents. Lors de sa troisième visite, elle m'a fièrement montré ses ongles qui avaient commencé à pousser. Elle m'a surpris en me disant que le matin même elle avait rendu visite à son médecin pour lui demander de diminuer ses médicaments antidépresseurs parce qu'elle se sentait beaucoup plus en contrôle de ce qui lui arrivait. Son médecin avait été réticent à le faire, lui disant d'attendre qu'elle se sente plus forte. Ils ont tous deux convenu de travailler ensemble tandis qu'elle continuait la thérapie avec moi.
Marie a rapporté qu'il y avait des améliorations considérables dans son humeur quotidienne. Pendant le mois où je l'ai vue, elle a découvert qu'elle mangeait plus sainement sans s'être rendu compte d'avoir fait ce choix - un fait que son mari avait dû lui signaler, car elle ne l'avait même pas remarqué. Elle était ravie de tout ce qui se passait, mais je sentais toujours qu'il y avait encore des problèmes sur lesquels il fallait travailler. C'était comme si une grande partie des croyances "écrites sur ses murs" avaient été nettoyées, mais que certaines y étaient toujours marquées de façon indélébile.

Au cours de cette séance, nous avons fait du tapotage sur :
- "Même si je ne me sens pas totalement libre mais que je ne sais pas trop pourquoi..."
Comme elle commençait à tapoter sur cela, elle a dit tout à coup : "Je ne peux pas me pardonner le fait d'être restée fixée sur toutes ces mauvaises émotions depuis si longtemps." Nous avons fait le tapotage sur :
- "Je me respecte même si je ne peux pas me pardonner le fait d'être restée fixée sur ces mauvaises émotions pendant si longtemps".

Vers la fin des deux séquences de tapotage, Marie a dit "Je me sens piégée par ma propre histoire". Nous avons tapoté sur le fait d'être piégée et de se pardonner à elle-même ainsi qu'aux autres, jusqu'à ce que son niveau d'intensité ait atteint 1 sur l'échelle de 0 à 10.
À ce stade de la séance, j'ai senti que je pouvais apporter une aide supplémentaire en faisant ce que j'appelle une "thérapie de remontée dans le temps". Quand je fais cela avec mes clients, je demande à leur inconscient d'activer la personne qu'ils étaient censés devenir. Je dis quelque chose comme "Esprit inconscient, voudriez-vous s'il vous plaît libérer Marie des traumatismes du passé lors de l'expiration, puis lui rendre son héritage de droit lors de l'inspiration". Au cours des quinze dernières années, je me suis rendu compte qu'en demandant au subconscient de retrouver le droit de naissance de la personne et de le réactiver, ce processus est facilement accepté. (Cela ne supprime pas les enseignements reçus ni l'apprentissage, pas plus que les souvenirs, cela libère seulement la personne de ses traumatismes débilitants.)
J'ai dit à Marie que ce processus allait se produire même si elle n'y croyait pas, et même si elle ne s'en rendait pas compte. L'exemple d'assimilation inconsciente que je lui ai donné concernait la manière dont, après un repas, elle digérait naturellement les minéraux, les nutriments et les protéines sans en avoir conscience. Cette "thérapie de remontée dans le temps" peut être naturellement mise en oeuvre exactement de la même façon par l'autre partie de son esprit. Même si elle n'était pas consciente de l'assimilation de cette instruction d'avoir à reprendre son droit de naissance, le processus était toujours prêt à se mettre en route.
Les affirmations et le rythme futur aident aussi énormément lorsqu'on fait ainsi entrer des intentions dans l'esprit d'un client. Quand Marie m'a quittée, je l'ai conservée dans mon esprit d'une manière positive, en pensant que peut-être qu'elle n'aurait pas besoin de revenir pour une nouvelle séance. Un mois plus tard, quand le moment de son prochain rendez-vous fixé est arrivé, elle a téléphoné pour dire qu'elle n'avait pas besoin de venir parce qu'elle se sentait très heureuse et continuait à utiliser chaque jour son "ami" l'EFT pour gérer le stress quotidien et pour continuer un programme d'entretien positif.
Vous pouvez imaginer à quel point j'était ravie lorsque je l'ai rencontrée par hasard dans un supermarché local, deux mois plus tard. Quand je l'ai vue, elle s'est précipitée vers moi et m'a dit : "Je vous remercie, Mair, parce que vous m'avez rendu ma vie".

Mair Llewellyn, EFT Master

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