dimanche 30 mai 2010

EFT Une "chasse à la douleur" très spéciale

Expérience de quelqu'un qui en avait plein le dos depuis l'armée

Cet article suppose que vous ayez une connaissance pratique de l'EFT. Si ce n'est pas le cas, veuillez vous reporter à mes rubriques "EFT c'est quoi ?" et "EFT comment ?" ainsi qu'à la page "Apprendre EFT".

(La technique de "visualiser la douleur" - avec sa couleur, texture, taille, poids et éventuellement son et mouvement - pour la "voir" ensuite s'amenuiser puis disparaître, est enseignée par Jaqui Crooks, EFT Master au Royaume-Uni.)

Gary Craig écrit :

"Bien qu'elle puisse sembler étrange, cette séance créative menée par Loreen McKellar du Royaume-Uni développe un scénario unique d'intervention qui a été très utile pour apporter du secours à cet homme souffrant d'un mal de dos sévère."

Traduction de la page :
http://www.emofree.com/Pain-management/back-pain-loreen.htm

Article de Loreen McKellar :

Mon client a d'incessantes douleurs du bas du dos qu'il attribue au temps qu'il a passé dans l'armée. Il n'avait pas utilisé l'EFT pour ses maux de dos parce qu'il avait eu des résultats fantastiques avec l'EFT pour ses maux de tête, alors il avait supposé que l'EFT marchait seulement pour les maux de tête. Néanmoins, j'ai reçu un appel disant qu'il avait été mis en arrêt de travail pendant deux semaines après avoir aggravé son mal de dos en soulevant une lourde caisse.

Il a eu du mal à sortir de sa voiture, la marche était très douloureuse et sa démarche tirait vers la gauche. Son visage se crispait à chaque pas. Il s'est assis avec précaution et nous avons commencé à discuter de ce que les maux de dos pouvaient représenter pour lui. Comme c'était un ex-soldat, il est vite devenu évident qu'il était sa propre armée à lui tout seul. Il a déclaré :
- "Je suis mon seul soutien" ;
- "Le mal de dos signifie que ma vie est en suspens" ;
- "Je me suffis toujours à moi-même" ;
- "j'ai dû me suffire à moi-même à un âge précoce" ;
- "J'aime me soutenir moi-même".

Nous avons ensuite discuté de la douleur qui s'étendait sur tout le bas du dos de gauche à droite. C'était comme une douleur profonde ressentie jusque dans l'os et qui allait jusqu'à la zone du bassin. J'ai demandé de quelle couleur elle était. Il a dit : "Pourpre - comme la mort". Dans sa culture, on porte la couleur lilas lors des funérailles. Cela le coupait en deux, c'était comme un coup de poignard. Nous avons tapoté en utilisant la séquence EFT entière, y compris la gamme des neuf actions :

- "Même si je n'arrive pas à me soutenir moi-même parce que je me sens comme la mort - pourpre comme la mort - je ne peux plus me soutenir moi-même et je n'aime pas demander de l'aide..."

Après deux séquences, il a déclaré qu'il se sentait plus calme et moins tendu, mais que la douleur était toujours là. Nous avons recommencé à tapoter un peu plus et j'ai remarqué qu'il remuait d'une manière qui ne convenait pas au mal de dos. C'était presque comme s'il aggravait l'état de son dos. Je lui ai d'abord demandé s'il avait un mal de tête. Il a dit non. Pour une raison quelconque, je lui ai demandé s'il avait mal au ventre. Je ne sais pas pourquoi.

Cet homme adulte m'a alors regardé comme un petit enfant et a admis qu'il avait besoin de lâcher un "vent", mais qu'il n'y arrivait pas et que cela lui causait autant de malaise, sinon plus, que son mal de dos. Nous avons ri et nous avons conclu un accord entre adultes : si nous travaillions sur son problème de "vent" et que le résultat escompté était atteint, il le célébrerait - sans aucune gêne.

Je lui ai demandé quelles phrases nous devions utiliser et il dit qu'il se sentait comme s'il retenait tout à l'intérieur parce qu'il n'aimait pas demander de l'aide. Il avait très envie de tout lâcher, mais ne pouvait tout simplement pas le faire. Nous avons donc tapoté sur le fait de retenir la vie, d'avoir peur de demander de l'aide, et de désirer "tout lâcher".

[COMMENTAIRE DE GARY CRAIG : Une autre approche utile ici serait de rechercher des événements spécifiques qui sous-tendent son besoin de tout retenir à l'intérieur et/ou d'être auto-suffisant.]

Après environ 8 minutes de tapotage en faisant des respirations profondes, son problème de "vent" a lâché prise et il y a eu une symphonie merveilleuse. Je pense que c'était "Bridge over Troubled Water" !

Nous avons applaudi et ensuite nous avons commencé à travailler sur son dos. Il a dit que son mal de dos avait changé de place et était maintenant situé dans le centre de son bas du dos. Cette douleur était blanche, ronde, informe et palpitante. C'était comme si elle flottait au-dessus de l'os. Nous avons fait trois séries de tapotage non structurées dans lesquelles j'ai fait comme je sentais les choses, avec quelques respirations profondes, et sa douleur s'est déplacée vers son côté droit. La symphonie du "vent" a continué pendant que nous travaillions.

Nous avons poursuivi avec quelques séquences de tapotage sur la culpabilité qu'il pouvait avoir concernant le fait de se mettre en arrêt de travail. Il a reconnu qu'il devait laisser reposer son dos même si la douleur avait été réduite de façon importante. C'était un homme responsable, ainsi que ses déclarations le laissaient entendre, alors il n'était pas question pour lui de tirer au flanc.

Il a dit que cette douleur était légère et très gérable. Son visage s'est éclairé et tout son corps s'est détendu. Il a déclaré: "Je pensais que j'allais souffrir pendant deux semaines et non pas deux jours. Je sens que je pourrais reprendre le travail ce soir." Il est sorti de chez moi en marchant normalement.

Il m'a téléphoné pour faire une séance d'une demi-heure le lendemain car il y avait encore une légère douleur dans la région pelvienne et il n'avait pas envie de retourner au travail. Nous avons tapoté pour sa volonté de laissser partir la douleur, et à nouveau pour son désir de ne pas sentir qu'il devait tout contrôler. Nous avons également travaillé sur son besoin d'accepter le fait que s'il était obligé de prendre deux semaines d'arrêt de travail, il le ferait. À la fin de la séance, il a dit qu'il se sentait beaucoup mieux, honnêtement, et que c'était un miracle. Il est retourné au travail après trois jours de congé de maladie.

Loreen McKellar

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