vendredi 16 avril 2010

EFT et les inquiétudes face au changement

Anne découvre par elle-même la vraie cause de sa dépression

Gary Craig commente :
"Voici un article que l'on peut noter "à lire absolument" pour tous ceux qui se sentent arrêtés par un problème tenace. Plutôt que de conclure que "EFT ne marche pas'' ou bien "j'ai tout essayé", il est beaucoup plus utile (et exact) de dire: "Je n'ai pas encore trouvé le vrai problème sous-jacent." Voyez comment Anne Presuel-Moreno a été confrontée à ce dilemme et quelle a été sa manière créative de découvrir la véritable cause de sa dépression. Prêtez une attention particulière à sa "conversation avec son frère." Très créatif."

Traduction de la page :
**http://www.emofree.com/Depression/depression-aspects.htm**

Anne-Presuel Moreno écrit :

Récemment, je me suis senti très déprimée. J'avais peur de quelque chose qui (normalement) aurait dû me sembler très positif : un déménagement possible, suite à une offre d'emploi pour un excellent poste (pour mon mari, pas pour moi).
J'en ai discuté avec un ami qui m'a suggéré que je n'aimais pas le changement. Sur le moment, j'ai été d'accord, mais après réflexion, j'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas du changement en lui-même, mais plutôt du fait que je me sente heureuse ici, là où je vis. Ce soir-là, j'ai continué à broyer du noir sur ce sujet, et le lendemain matin, je me suis réveillée avec un sentiment d'angoisse et de dépression. Enfin, je me suis dit qu'il fallait que je fasse le tapotage EFT là-dessus. (Je devais aller au travail et je devais être disponible pour mes clients... une très bonne motivation pour identifier et nettoyer les émotions.)

J'ai commencé par frotter le point douloureux en disant :
- "Même si je suis déprimée, je m'aime et je m'accepte profondément et complètement."
J'ai fait une séquence complète de tapotage. Rien n'a bougé. Alors, j'ai recommencé. C'était la même chose. Rien ne s'est passé. Je savais que "la dépression" est généralement constituée d'un certain nombre d'aspects, de croyances ou de peurs, et que j'aurais besoin de les aborder un par un. Mais comment réaliser ce qu'ils étaient?

J'ai décidé de m'imaginer en train d'avoir une conversation avec mon frère qui me demandait pourquoi j'étais déprimée à l'idée d'avoir à déménager. (Remarquez mon langage : je disais que "j'étais obligée" de me déplacer et que ce n'était pas un choix. Surveillez toujours comment vous présentez les choses lorsque vous y penser ou que vous en parlez.) Voici comment la conversation s'engagea dans mon esprit. J'ai fait le tapotage pendant que je faisais cela.
- "Zut, Steve, je déteste vraiment cette idée de déménager ! Tu te rends compte, j'ai travaillé si dur pour que ma vie soit comme je la voulais ici. Je suis heureuse! Je me sens en sécurité! Mais la dernière fois que j'ai déménagé, ma vie est devenue une horreur !"
C'est là que j'ai commencé à pleurer : donc, je savais que j'étais bien en contact avec l'un des aspects de ma dépression. J'avais deux problèmes : la sécurité et ce qui s'était passé la dernière fois j'avais changé de ville. J'ai continué.
- "Que faire si cela arrive de nouveau ?"
L'émotion s'est intensifiée jusqu'à un 10, et j'ai commencé à sangloter tout en tapotant, jusqu'à ce que l'intensité descende à environ 4. J'ai continué dans mon esprit :
- "Je me sens en sécurité ici, et si je pars, je ne sais pas à quoi je peux me fier dans le monde pour être en sécurité."
Il y avait là un autre problème : je ne savais pas si j'allais pouvoir retrouver un endroit au monde où me sentir en sécurité. L'intensité avait augmenté encore, jusqu'à 9 environ. J'ai continué à tapoter en restant sur cette idée pendant une minute ou deux.
Ensuite... soulagement. Gros soupir. Alors j'ai mis en place le choix selon la méthode de Patricia Carrington en disant
- "Même si j'ai peur que le monde ne soit pas un endroit sûr, je choisis de voir les zones où il peut l'être." (C'était un petit début.)

Je commençais à me sentir encore mieux, bien qu'il y ait encore une certaine intensité - environ 3. J'ai fait une autre série de tapping :
- "Même si j'ai peur du monde si grand et si mauvais, je choisis de le voir comme un endroit sûr. Le monde est un endroit convivial où je suis en sécurité."
Gros soulagement. Je me suis sentie mieux la plus grande partie de la journée. Ce soir-là, j'ai recommencé à me sentir déprimée. Je savais que j'avais besoin d'aller au fond des choses. Alors j'ai dit à nouveau :
- "Même si je suis déprimée, je m'aime et je m'accepte profondément et complètement."
Mais encore une fois, rien ne changeait. Mon langage n'entrait pas dans les choses. Je "me faisais me déprimer" (un terme utilisé par le Dr William Glasser dans ses méthodes de la Théorie du Choix), et je ne savais pas pourquoi.
Cette fois, j'ai même appelé un ami qui est un praticien EFT. Je lui ai demandé de m'écouter et de m'aider à identifier mes émotions. J'ai parlé de quitter cette merveilleuse Charlottesville, en Virginie, que j'aimais tant, et d'avoir à tout recommencer ailleurs, de devoir monter un nouveau cabinet professionnel, etc., mais rien de tout cela n'était déclencheur. Je me sentais seulement un peu triste (et j'ai tapoté sur cela), mais rien de significatif n'apparaissait.
Soudain j'ai dit:
- "Mon mari va enseigner dans une nouvelle université et j'ai peur qu'une petite bombe sexuelle lui fasse le grand jeu. J'ai peur de le perdre."

Bingo! Il est intéressant de savoir que mon mari ne m'avait jamais, jamais donné aucune raison de penser que ce genre de chose pouvait arriver. C'était un vieux réflexe issu d'une ancienne relation, je le savais. J'ai recommencé à pleurer, et j'ai fait le tapotage sur cette peur. Il y avait eu une pointe à 10 quand je l'avais dit, mais c'est rapidement descendu à 0.
Je me sentais beaucoup mieux à nouveau. J'ai su que j'avais beaucoup plus le choix maintenant en considérant cette décision, par rapport à mon attitude avant de faire le tapotage. La bonne question était : est-ce que je voulais déménager ? Hmmm ... Je n'en étais pas encore sûre, mais cette possibilité ne me rendait pas hystérique, et cela faisait une énorme différence.
Si vous n'avez pas un interlocuteur disponible au moment de travailler sur une émotion, c'est une bonne idée de créer une personne dans votre esprit : quelqu'un en qui vous avez confiance et qui vous écoute pendant que vous triez les problèmes qui sont émotionnellement chargés. Vous pouvez ainsi faire changer les émotions rapidement et facilement.

Anne Presuel-Moreno

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