lundi 11 janvier 2010

EFT Procrastination et trauma

Comment aider quelqu'un qui a du mal à ranger ses affaire, qui remet sans cesse à plus tard le moment de faire une chose importante, etc... ?

Cela s'appelle la "procrastination" et cet article peut vous aider si vous avez ce problème.

Voici un message de Deborah Miller, du Mexique, sur la manière détaillée et créative de s'attaquer à ce genre de problème. Avec sa cliente, elle découvre de nombreux "aspects" de la question, ainsi que des noeuds de base qu'elle peut ensuite défaire grâce à la méthode EFT.

Traduction de la page du site de Gary Craig, fondateur de la méthode EFT :
**http://www.emofree.com/Articles2/procrastination-core-issues.htm**

(pour les points d'acupressure à utiliser, voir les tableaux dans la page :
http://secret-abondance.blogspot.com/2008/04/eft-dtail-des-points-dacupuncture.html )

Lettre de Deborah Miller Ph.D., EFT-CC :

"J'ai eu le plaisir de travailler avec une femme qui avait de sérieux problèmes de procrastination. Elle remettait tout à plus tard, sans arrêt, parce qu'elle ne savait pas par où commencer. Nous nous sommes concentrées sur le problème de nettoyer et réorganiser sa chambre. Durant les séances, nous avons pu éliminer des croyances de base acquises auprès de sa mère perfectionniste et de son père très exigeant.

"Ensuite, nous avons discuté du fait qu'il était facile pour elle de s'occuper de son jardin. Nous avons décidé de traiter sa chambre comme son jardin afin qu'elle puisse commencer à la ranger comme elle avait remis son jardin en état, avec le même soin et la même précision. Est-ce que ce n'est pas facile de prendre quelque chose que nous connaissons bien et de l'appliquer aux zones dans lesquelles nous nous sentons bloqués ?

"Maintenant, elle applique la même technique à son nouveau travail, et c'est pour elle très agréable de constater qu'elle est capable d'apprendre de nouvelles choses et de commencer de nouvelles tâches. "

Deborah Miller, Ph.D.

Protocole de travail avec la cliente

"Nancy a un problème grave de procrastination. Elle ne peut rien commencer, sans parler de terminer quelque chose. Elle se retrouve toujours emmêlée et bloquée. Elle en commence trop en même temps et finalement elle se retrouve débordée, alors elle ne termine rien.

"Le jour où nous avons fait la séance, elle voulait nettoyer sa chambre, ce qui incluait des tâches telles que : suspendre ses vêtements, défaire la valise d'un voyage datant d'il y avait une semaine, nettoyer la poussière sur les bords de fenêtres, et faire le lit. Elle a voulu commencer par faire le lit, mais en voyant le tas d'affaires qu'il fallait qu'elle range d'abord, et ne sachant pas où les mettre, elle s'est retrouvée paralysée. Elle est alors entrée dans son mode procrastination : s'asseoir en contemplant le désordre, ou bien aller dans une autre pièce.
"Elle ne comprend pas pourquoi, parce que le ménage d'une chambre ne demande pas une grande science. Elle sait comment faire toutes les choses qu'elle doit faire, alors elle se met en colère et s'énerve."

"Nous avons fait la première séquence avec ceci :
"- Je ne peux pas nettoyer ma chambre.
"- Je me sens débordée et énervée.
"- Je ne peux pas le faire.
"- Ce n'est pas dur.
"- C'est seulement mon vieux conditionnement.
"- Etre libre de choisis ce que je veux faire d'abord.
"- Peu importe par quoi je commence.
"- Liberté de choisir.

"A ce moment, un souvenir lui est revenu, concernant le fait d'essayer de plaire à ses parents. Elle essayait toujours de trouver des moyens de plaire à ses parents, mais n'en trouvait pas. Elle se sentait triste. Nous avons continué avec :
"- Cette tristesse
"- Plaire à mes parents
"- Ne jamais arriver à leur plaire
"- Rien n'était jamais bien
"- Ils n'expliquaient jamais ce qu'ils voulaient
"- Seulement ce qu'ils ne voulaient pas
"- Je sens que je ne suis pas assez bien (pour eux)

"Après avoir terminé la première séquence, elle s'est souvenu d'un événement où elle était une petite fille assise sur le bord de son lit. Elle aimait bien rêver éveillée ainsi, alors elle était contente d'être là, assise, dans son monde de rêve. Elle avait eu une fessée parce qu'il fallait qu'elle se prépare pour aller à l'église, et qu'au lieu de cela, elle traînait et rêvassait. Sa mère était perfectionniste, son père portait des jugements sur tout.
"Son commentaire a été qu'elle n'avait pas le temps d'être parfaite comme sa mère (car Nancy est une mère qui travaille).

Dans la séquence suivante nous avons continué avec ces phrases :
"- Même si cette petite fille devait être en train de faire autre chose, et devait se préparer pour l'église, mais qu'elle préférait rêver, ça l'amusait. Cela l'aidait à se sentir bien. C'était mieux que d'avoir une fessée parce qu'elle n'était pas prête.
"- J'aime toujours cette petite fille. C'est une bonne petite fille. Elle aime son imagination. C'est beaucoup plus amusant que de se préparer pour aller à l'église, ou que de nettoyer sa chambre.
"- Même si elle préférait penser, ses parents voulaient autre chose. Ils avaient des buts différents.
"- Ils ne comprenaient pas cette petite fille, et elle était trop jeune pour pouvoir expliquer."
"- Je pardonne à cette petite fille en moi, ainsi qu'à mes parents.
"- Nous ne nous comprenions pas.
"- La fessée était douloureuse. Je ne la méritais pas.
"- Je voulais juste penser et profiter de la vie. Est-ce que ce n'est pas ce qu'il faut faire ?
"- Je faisais tous mes efforts pour être parfaite. Pour faire chaque chose comme il faut, juste comme ma mère.
"- Mais je n'y arrivais pas. Je n'étais pas comme elle. J'étais différente. J'étais spéciale.
"- C'est OK d'être différente. Je laisse partir cette vieille douleur. Nous étions en train d'apprendre, même si nous n'y réussissions pas bien.
"- J'avais peur de mal faire les choses, de ne pas les faire comme ma mère voulait qu'elles soient faites, alors je ne les faisais pas du tout.
"- Maintenant, je me sens bloquée. Je ne peux rien commencer parce que je pourrais faire les choses de la mauvaise manière.
"- Je ne veux pas les faire mal, alors je ne les fais pas du tout. Je ne fais rien. Je ne commence même pas.

Quand nous avons eu terminé le tapotage, elle a dit que les phrases de départ lui avaient paru tellement justes. Elle pouvait se voir elle-même, petite fille assise sur son lit, mais elle se sentait plus grande et elle ne suçait plus son pouce alors qu'elle l'avait fait jusqu'à l'âge adulte.
Elle pouvait voir la maison où elle vivait à cet âge. Sa mère travaillait sans arrêt dans la maison, cuisinant ou nettoyant. Son père disait quelque chose une seule fois et personne ne discutait.

Pour la troisième séquence, nous avons tapoté sur le fait d'être une petite fille dans cette maison. Voici quelques-unes des phrases :
"- Maman était sans cesse en train de cuisiner et de nettoyer. Elle était toujours occupée.
"- Elle n'avait jamais de temps pour moi, elle était trop occupée à rendre la maison parfaite, mais elle m'oubliait.
"- Papa était là, je me souviens seulement qu'il disait quelque chose une fois, et que c'était définitif.
"- Cette maison sur-organisée. Pas étonnant que je ne veuille pas nettoyer ma chambre.
"- Ils essayaient d'être parfait, et maintenant j'essaye aussi.
"- Mais je ne suis pas parfaite.
"- Je ne fais pas les choses comme ma maman, mes enfants ne m'écoutent pas comme j'écoutais mon père.
"- Je choisis de me pardonner pour le fait d'avoir pensé, pendant toutes ces années, que je devais être mes parents.
"- Je choisis d'être libre et de m'amuser, de jouer, de travailler, d'organiser, de ne pas organiser, comme je veux.
"- Je ne suis pas obligée d'être parfaite. Je n'ai pas à plaire à mes parents. Je peux faire les choses à ma manière.
"- Je suis capable".
"- L'ordre dans lequel je fais les choses peut être différent, mais je les termine toujours et je les fais bien.

Après cette séquence, elle a mentionné que son père souvent l'envoyait chercher des crèmes glacées dans la cave. Cela faisait peur. Il essayait de faire en sorte qu'elle soit courageuse mais cela ne marchait pas. Elle avait probablement 6 ans à cette époque. Nous avons utilisé quelques phrases comme ceci :
"- Papa m'envoyait dans la cave chercher les crèmes glacées.
"- Cela faisait peur, là, en-bas. Le congélateur était dans le coin opposé, le plus éloigné.
"- Je n'aimais pas y aller seule. Je ne savais pas ce que j'allais trouver. Je pensais qu'il y avait quelque chose là en-bas. J'étais terrifiée de devoir y aller seule, mais mon père m'y obligeait.
"- Cela me terrifiait, et je voulais me mettre en colère, mais on ne faisait pas ça avec papa.
"- Il n'y avait pas d'autre option. S'il disait va chercher la crème glacée il fallait y aller. J'avais si peur. Je voulais qu'il vienne avec moi, mais il ne voulait pas. Je n'étais qu'une petite fille. C'était une cave tellement grande et il faisait si noir.

Après cette séquence, elle a dit que son père ne voulait jamais la laisser gagner aux cartes. Elle ne pouvait jamais gagner. Nous avons fait le tapotage sur :
"- Papa entrait en compétition et voulait gagner même avec ses enfants. Maintenant j'ai peur de gagner, de me mettre en avant... peur de gagner, peur de me mettre en avant... parce que si je le fais, alors je pourrais battre papa. Ce n'est pas permis.
"- C'est compréhensible que je ne puisse pas arriver à faire les choses, ça voudrait dire que c'est moi qui gagne.
"- Maintenant j'accepte de pouvoir gagner. Cela ne veut pas dire que mon père va perdre. Nous pouvons gagner tous les deux. Je choisis d'être une gagnante.
"- Je choisis d'accomplir les choses. Je choisis de décider quoi faire et quand faire les choses.

Arrivée à ce point, Nancy dit qu'elle voyait une couleur rose-pêche. J'ai posé des questions et elle s'est souvenu que c'était la couleur de sa chambre quand elle était la petite fille assise sur le lit. Elle a dit que son père mesurait 1m80. Quand elle avait peur de lui, il lui semblait très grand. Elle se souvenait aussi que sa mère était en colère contre elle un jour où elle avait vomi sur le plancher de bois. Elle se sentait tellement coupable. Sa mère venait de le nettoyer.

Pour cette séquence nous avons fait le tapotage avec : "peur, punition, ce n'était pas un jeu (quand on l'envoyait à la cave) c'était une punition".

Puis j'ai inclus quelques phrases concernant le nettoyage de sa chambre, telles que :
"- Je n'y ai jamais réussi auparavant.
"- Pourquoi est-ce que j'y réussirais cette fois-ci ?
"- Pourquoi je croirais que je peux réussir maintenant ?
"- Puisque je laisse partir le passé, je fais des choix parfaits maintenant.
"- Je m'ouvre à la possibilité de réussir, à partir de maintenant, même si ça veut seulement dire que je nettoie la moitié de ma chambre aujourd'hui.
"- Je choisis la quantité de travail que je veux faire, et dans quel ordre.
"- Je choisis de réussir à nettoyer ma chambre. Je suis quelqu'un qui réussit.

C'était la fin de la première séance.

Dans la seconde séance, nous avons travaillé beaucoup, sur le même mode que pour "chasser la douleur", cette fois-ci pour "chasser la procrastination". Je ne vais pas donner tous les détails, je résume les informations. Nous avons tapoté sur d'autres problèmes concernant son père, sur ses comportement jugés inappropriés du point de vue d'un enfant, sur ses rendez-vous et relations amoureuses, sur sa sexualité désordonnée, sur sa croyance que sa mère n'avait pas de contacts sexuels parce que c'était trop désordonné et sale, et comment tout ça la conduisait à croire qu'elle pouvait faire quelque chose de mieux que sa mère perfectionniste, même si c'était désordonné.
Nous en sommes arrivées à regarder comment sa maison était désordonnée aussi. Elle faisait tout l'opposé de sa mère, que cela soit sain pour elle ou non. Elle a réalisé que "désordonné" voulait dire "vide" et "confusion" alors que "rangé" signifiait qu'il n'y avait jamais de confusion.

Ensuite, nous sommes rentrées dans les détails concernant sa mère. Sa mère était tellement hyper-propre que lorsque Nancy était bébé, sa mère lui repassait à nouveau son tablier la nuit pendant qu'elle dormait. Elle lui lavait ses lacets. Nancy a mentionné que son bébé à elle ne portait qu'une couche-culotte. Là encore elle faisait l'opposé de ce que faisait sa mère.

Nous avons tapoté sur ces phrases :
"- J'ai fait tout l'opposé de ma mère parce que c'était impossible d'être comme elle.
"- Alors maintenant ma maison est en désordre, ma chambre est en désordre, mon bureau est en désordre, une partie de ma vie me donne l'impression d'un désordre, je suis un désordre.
"- J'ai tellement voulu être le contraire de ma mère que je ne peux rien terminer.
"- Je ne sais même pas où commencer.
"- C'est OK d'être moi. C'est OK de faire les choses à ma manière.
"- Maintenant, je choisis de laisser partir toutes ces vieilles croyances que j'ai, comme quoi je dois être le contraire de ma mère, comme quoi il faut que je sois désordonnée pour attirer l'attention, parce que si vous êtes trop ordonnée vous ne donnez pas à vos enfants l'attention dont ils ont besoin.
"- Je suis digne d'être aimée juste telle que je suis. Cela ne fait rien si je me souviens de ces détails. Ce sont seulement des détails.
"- Je choisis maintenant de me focaliser sur ce qui me rend heureuse. Je suis heureuse dans les rencontres entre amis, quand je fais mon jardin, quand j'écris, quand je cuisine et que je reçois des invités, et je suis contente de nettoyer ma maison.
"- Je suis capable de nettoyer ma maison. Je sais exactement où commencer. Je commence. Cela devient plus facile à chaque fois que je nettoie.

Nous avons parlé de faire le ménage, de ne pas savoir à quel endroit mettre les choses, de ne pas savoir leur vraie place, ni comment s'organiser. Sa fille, qui est venue l'aider à s'organiser un jour, pouvait être brutale en décidant où les choses devaient être mises, sans aucune émotion, comme s'il s'agissait d'un système. Alors que Nancy attache de l'émotion aux choses : comment savoir si elles doivent aller dans cette pile-ci ou dans cette pile-là, et peut-être qu'on devrait les mettre là-bas... Elle conserve plein de petites choses dans sa chambre, alors que sa propre mère était minimaliste. Là encore, Nancy est l'opposé de sa mère.

Alors nous avons fait le tapotage sur :
"- Savoir comment trier les choses... nettoyer... organiser... être capable de faire ceci... faire une expérience..."
"- Placer une figurine d'art au centre du bureau... puis la regarder pendant quelques jours... me laisser ressentir si c'est bien le bon endroit pour cette chose... le meilleur endroit.
"- Si ça l'est, c'est magnifique... Si ça ne l'est pas, je suis libre de la mettre sur la gauche du bureau. Puis j'observe encore pour voir comment je le ressens.
"- Je peux décider à n'importe quel moment, pour trouver la meilleure place.
"- Je commence à choisir les meilleures places pour les choses... le meilleur ordre pour faire les choses.
"- Je choisis de commencer avec ce que je sais.
J'ai demandé à Nancy comment elle sentait qu'elle pouvait faire, et ce qu'elle savait faire. Elle m'a répondu : "Suspendre mes vêtements". Alors nous avons commencé par ça.
"- Je suspends mes vêtements. Je sais où est leur meilleure place. Je suspends mes vêtements régulièrement.
"- Cela me fait du bien quand je fais cela. Cela démontre que je peux prendre une décision.
"- Je ne procrastine plus parce que je sais où aller. Je me sens bien quand je les range là.
"- J'aime avoir de l'ordre avec les vêtements. C'est un bon endroit pour commencer.
"- Je suspends mes vêtements chaque jour. Cela me montre que je peux mettre ma chambre en ordre.
"- J'aime suspendre mes vêtements.
"- C'est un grand symbole de mes progrès, du fait que je sais où les choses doivent aller, que je sais ce que je veux faire. Alors je le fais avec joie.

Je lui ai fait suspendre un corsage et je lui ai demandé comment elle se sentait. Elle a dit : "bien".
Après cette séquence, Nancy a mentionné qu'elle avait un jardin. Elle réussit bien à l'organiser. Il était en mauvais état lorsqu'elle a pris cette maison au début. Elle a commencé par tailler et bêcher, puis elle a planté des fleurs, etc. Avec un peu de temps elle l'a remis en très bon état.
Alors, j'ai suggéré qu'elle fasse la même chose avec sa chambre, qu'elle y pense comme à un jardin. Je lui ai dit de penser à la manière dont elle avait remis le jardin en état, puis de comparer sa chambre au jardin, de ramasser les choses qui représenteraient la taille des arbres, le fait de bêcher la terre, de l'arroser, etc.

Nous avons fait un peu de tapotage sur ce que ça pourrait être :
"- Ma chambre est comme mon jardin quand il était désordonné.
"- Je l'ai remis en état. Je peux remettre ma chambre en état.
"- J'imagine les choses dans ma chambre comme des parties de mon jardin.
"- Je commence par un coin, exactement comme dans le jardin.
"- Je le nettoie, je taille les arbustes, j'ajoute du terreau, j'arrose.
"- Je ramasse, j'arrange les choses, je nettoie. Je jette les choses qui sont des ordures.
"- Je mets les choses en ordre.
"- Je vois que ça devient beau comme mon jardin.
"- Je veux faire que la beauté de ce coin rayonne.
"- Je prends soin de ma chambre comme je prends soin de mon jardin, avec soin, patience et amour.

"Elle est devenue enthousiaste à l'idée de réorganiser sa chambre."

Deborah Miller

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